
Connaissance de l’Art Contemporain
Cycle de conférences
lundi 5 octobre - 18 h 00 > 19 h 30
L’ART CONTEMPORAIN & LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
Désirs, excès et créations
« Luxure, paresse, gourmandise, orgueil, colère, envie, avarice : les péchés capitaux se portent bien, merci, même si leur destin est contrasté… La gourmandise et la luxure ne sont plus l’objet de nos foudres morales. La paresse interroge fortement la place du travail dans nos existences. De son côté, l’envie sociale prospère dans une société avide de réussite individuelle. L’avarice et la cupidité mettent à mal la répartition des richesses dans notre quête de justice sociale. La politique internationale et l’économie manifestent parfois un orgueil inégalé tandis qu’une colère mal canalisée essaime partout dans le monde. Assurément, le regard que nous portons sur les péchés capitaux n’est plus le même que celui qui prévalait au Moyen Âge. Mais parce qu’ils imprègnent toujours notre culture, ils nous offrent une grille de lecture du monde encore efficace aujourd’hui ».
Du Jardin des délices à un monde désenchanté, débarrassé des superstitions, les artistes poursuivent une relecture de nos travers trop humains. S’ils se font parfois moralistes et redresseurs de torts, indolent ou sulfureux, leurs dessins, peintures, sculptures, photos, vidéos, en un mot, la création artistique contemporaine reste un moyen passionnant de saisir, en image, en pensée, en parole, par action – et peut-être par omission – la mécanique de nos existences. Laissez-vous tenter…
Lundi 5 octobre 2026
La tentation de l’art contemporain, un retour de la morale ?
Avec le temps, la définition et la compréhension du mal évoluent : « Bioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, sauvegarde de l’environnement, moralisation des affaires, de la politique et des médias, débats autour de l’avortement et du harcèlement sexuel, croisades contre la drogue et le tabac : partout la revitalisation des « valeurs » et l’esprit de responsabilité sont brandis comme l’impératif de l’époque. Pour autant, il n’y a aucun “retour de la morale”. L’âge du devoir s’est éclipsé au bénéfice d’une culture qui diffuse les normes du bien-être et métamorphose l’action morale en show récréatif », écrit Gilles Lipovetsky dans Le crépuscule du devoir.
Pourrait-on dresser une liste des nouveaux péchés capitaux ? Nous dirons plutôt que dans le cadre de la globalisation, ces questions font réagir les artistes qui ont toujours activement participé aux remaniements de la pensée. Mais aujourd’hui, portent-ils encore une responsabilité face à l’Histoire ? Peut-on croire encore que l’art transforme le monde ? Et de quel art parle-t-on ?
Car « on » le trouve trop politique, trop social, trop journalistique… et pas assez artistique. La tentation de l’art contemporain ne serait-elle pas celle du retour à la morale ?
Durée 90 min
Tout public à partir de 16 ans
01 64 52 10 95


