
Traces du passage du vivant
vendredi 11 septembre - 18 h 30 > samedi 3 octobre - 18 h 00
Manoli Gonzalez, Céramiste
Mes mains parlent de ce qui m’est essentiel : la beauté du monde, sa fragilité, son impermanence. Un besoin de sublimer, d’aller vers l’épure du vivant.
Manoli Gonzalez travaille la porcelaine et les grès dans une approche sculpturale. Elle crée un langage imaginaire nourri d’empreintes et de mémoires enfouies.
Ses installations en porcelaine, aériennes et délicates, révèlent une relation sensible à la lumière et à l’espace, laissant apparaître une part cachée.
Les grès, plus denses, apportent une présence ancrée. Leur dialogue exprime l’intime : diversité, humanité, unicité.
Ses recherches traduisent une vision du monde où se rencontrent le minéral, le végétal et l’animal.
CRÉATRICE
L’univers créatif de cette sculptrice céramiste s’inspire de la genèse des mondes végétal et minéral et des traces laissées par le passage du vivant. La porcelaine est son matériau privilégié pour l’exprimer. Aériennes ou mobiles, tactiles, les sculptures, toujours en lien avec les arbres ou un élément naturel, traversent une succession d’imaginaires. En émane une douce sensation de rêverie, l’impression d’un espace transcendé où la lumière de la porcelaine nous imprime sérénité et plénitude. Entre végétal, minéral, animal ou humain, où est la frontière ? semblent nous interroger ses pièces.
SAVOIR-FAIRE
La limpidité, la translucidité de la porcelaine qui laisse passer la lumière à travers la matière lui donne la possibilité d’en dévoiler la face cachée. Mais d’autres terres, des grès de couleur plus ou moins chamottés viennent compléter la gamme de ses matériaux. Leurs aspects contrastés, exacerbés par l’intervention de la céramiste, y appliquant empreintes et incrustations mettent en évidence leurs particularités, leurs richesses, leurs oppositions. Fissures ou craquelures apparaissent alors, soulignant la diversité dans l’unicité.


